Banlieues

"Cités d'avenir", déclinaison de "Désirs d'avenir" dans les quartiers, a vu le jour vendredi à Montpellier où sera basé son siège social, en présence de Ségolène Royal.

"Cité d'avenirs" fédérera les initiatives de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions au service de undefined Ségolène Royal.

"On veut continuer sur la dynamique" de l'élection présidentielle, a expliqué un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou.

"A l'époque, 200 associations de quartiers avaient appelé à voter Ségolène Royal dès le premier tour", a-t-il dit. "Il y a un réseau, une volonté de continuer à se réunir, discuter et proposer des actions autour de Ségolène Royal."

Cité d'avenirs a été lancé dans le quartier populaire de La Paillade alors que Ségolène Royal était à Montpellier pour soutenir la candidature d'Hélène Mandroux.

"Je trouve ça formidable que des jeunes se prennent en charge, qu'ils dénoncent un système, qu'il sortent de l'assistanat et se disent: +Comptons sur nos propres forces, demandons-nous d'abord à nous-mêmes ce que nous pouvons faire (dans) nos quartiers avant d'aller demander aux autres ce qu'ils peuvent faire pour nous+".



Texte fondateur de "Cités d'Avenir"

CITE D’AVENIRS : POURQUOI ? COMMENT ?

Durant la campagne présidentielle, nous nous sommes mobilisés aux côtés de Ségolène Royal car nous nous sommes reconnus dans sa proposition politique, dans sa manière de parler des quartiers populaires et de s’adresser à nous : avec respect, avec conviction et sans démagogie.

De très nombreuses associations ont travaillé pour faire inscrire les jeunes et les moins jeunes sur les listes électorales. Dans nos quartiers, l’abstention a chuté et nous avons massivement apporté nos voix à notre candidate.

Nous avions alors lancé « L’Appel des quartiers » pour soutenir sa candidature : des centaines d’associations ont répondu présentes et ce fut, en France, une première.

Après l’élection de Nicolas Sarkozy, la déception et la frustration ont été grandes mais nous avons décidé de continuer le combat collectif que nous avions commencé.

Pour la République du respect et l’égalité républicaine, tout reste à faire.

Pour nous, seule Ségolène Royal propose aux habitants des quartiers de sortir des cases convenues et d’exercer pleinement leurs responsabilités de citoyens.

Nous voulons peser sur les décisions qui nous concernent et sur l’avenir du pays.

Nous refusons l’assistanat : nous voulons créer les conditions qui permettront à chacun, à chacune de prendre sa vie en mains, à égalité de droits et de devoirs avec tous.

La politique de la France ne se fera plus sans nous, c’est notre premier message.

Nous disons NON à l’assimilation de nos quartiers à la délinquance et aux incivilités.

NON à la violence d’une société verrouillée.

NON à la discrimination, à la stigmatisation, à la pauvreté et à la précarité.

Nous voulons redonner à la démocratie vitalité, intérêt et efficacité.

Nous n’acceptons plus qu’on limite notre parole à de simples « témoignages » : nous voulons proposer et construire.

Aujourd’hui, nous voulons nous rassembler pour être auteurs et acteurs d’une harmonie retrouvée dans nos quartiers et dans le pays.

Nous ne voulons plus que les projets de rénovation de nos quartiers se décident sans nous ou avec des simulacres de participation et que certains maires les utilisent pour chasser les populations les plus en difficulté.

Nous ne voulons plus de démolitions sans constructions préalables avec un cadre contraignant pour le relogement des familles et sans dérive des loyers et des charges. C’est possible comme le montre ce qui a été fait à La Paillade.

Nous voulons que les moyens de la prévention soient sérieusement réévalués et que, du soutien scolaire à l’accès à la formation et à l’emploi, l’accompagnement individualisé et l’obligation de résultats deviennent la règle.

Nous ne voulons pas de démonstrations médiatico-policières provocantes et souvent contre-performantes mais une police de quartier dotée des moyens dont elle a besoin, au service de la population, respectueuse des habitants et garante d’un ordre juste.

Nous ne voulons plus que nos associations galèrent faute de financements stables, de statut du militant associatif et d’évaluation objective de leur utilité sociale.

Nous sommes bien placés pour constater chaque jour les ravages de la pauvreté et de la précarité, la détresse des familles et des personnes âgées qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, celle des femmes qui élèvent seules leurs enfants avec le maigre salaire d’un travail à temps partiel, le manque de logements sociaux accessibles, la justice à deux vitesses et ce désespoir des plus jeunes dont l’avenir, comme le disent les rappeurs d’I Am, se limite « à la minute d’après le but ».

Luxe insolent des uns, difficultés croissantes du plus grand nombre, fascination pour l’argent facile venue du sommet de l’Etat, autorité parentale sapée par la précarité : elles sont là les causes premières de cette perte de repères dont on nous rebat les oreilles.

Quand le bien commun n’est pas au rendez-vous,

quand les services publics se retirent ou peinent à remplir leur mission,

quand le modèle proposé par la société est celui de la lutte de tous contre tous et de la loi du plus fort,

quand réussir à l’école ne garantit plus un emploi car on n’a pas le bon nom, pas la bonne adresse, pas la bonne couleur,

quand on nous bassine avec l’intégration alors que nous sommes Français et que la République ne tient pas sa promesse d’égalité, alors le doute s’insinue sur ces « double faces » qui nous font la leçon tout en attisant les braises qui couvent toujours dans nos quartiers et qui encouragent la fausse solution du chacun pour soi.

Mais nos quartiers, c’est autre chose que ce qu’ils en disent et cela, Ségolène Royal l’a compris.

Ce sont aussi des solidarités très fortes, une mémoire qui est partie intégrante de l’histoire de France, beaucoup de jeunes qui veulent s’en sortir,beaucoup de parents qui assurent, une vraie richesse humaine et surtout, surtout, l’espoir d’un vrai changement et d’une dignité enfin reconnue.

L’énergie des quartiers est apparue au grand jour pendant la campagne présidentielle.

Beaucoup d’entre nous sont aujourd’hui activement impliqués dans la campagne des municipales et les listes de gauche se sont entr’ouvertes à des candidatures issues des quartiers populaires.

Un grand espoir s’est levé que nous allons travailler à consolider pour construire une alternative crédible aux annonces sans moyens qui, une fois encore, tiennent lieu de politique au gouvernement et nous prennent pour des gogos.

La France a changé. Notre pays est riche de sa diversité : nous voulons qu’il en soit fier. L’avenir ne se fera pas sans nous. Les quartiers populaires, désormais, seront au rendez-vous de toutes les consultations électorales, locales et nationales.

Car, comme le dit Ségolène Royal, ils ne sont pas un problème mais une partie de la solution. Nous avons aimé le message clair et honnête qu’elle nous a adressé. Sa franchise, sa volonté de combattre les inégalités et de mettre les quartiers en mouvement.

Nous ne voulons pas de la victimisation.

Nous voulons former de futurs leaders politiques locaux et nationaux.

Nous voulons être un espace de réflexion, de proposition, d’action qui rompe avec des décennies d’instrumentalisation et de mépris.

Le temps où nous n’étions bons que pour la photo de campagne est révolu.

Nous prenons nos affaires en main et c’est pour cela que nous lançons aujourd’hui Cité d’Avenirs aux côtés de Ségolène Royal.

Parmi nos pistes de travail, voici nos priorités :

- l’emploi : garantir à tout jeune le droit à un premier emploi et accompagner, par des Bourses Tremplin comme celles mises en place en Poitou-Charentes, du micro-crédit et des prêts bancaires accessibles, les créateurs d’activité issus des quartier ;

- tenir la promesse scolaire de la République en nous battant notamment pour la création d’un service public de la petite enfance, la scolarisation obligatoire à 3 ans, la généralisation du soutien scolaire gratuit, le rétablissement des postes supprimés dans l’Education nationale par la droite, le renforcement de la présence adulte dans les établissements, la démocratisation de l’accès à la culture et aux séjours linguistiques ;

- contre la désertification médicale et pour le droit de tous à la santé : Maisons de Santé de proximité, Carte Santé 16-25 ans, contraception gratuite, renforcement de la médecine scolaire et universitaire, défense de l’hôpital public, abolition des franchises médicales ;

- le travail doit payer : généralisation du Revenu de Solidarité Active à tous les RMIstes qui retrouvent un emploi et, tout simplement, des salaires qui permettent de vivre décemment ; travailler tous pour vivre mieux !

- créer des « emplois parents » utiles au voisinage ;

- lutter contre toutes les formes de violences, privées et publiques, pour une justice efficace et impartiale, une police de quartier au service de la tranquillité publique, à l'écoute des besoins des habitants et capable de recadrer les jeunes en apaisant les tensions ; pas de mineurs en prison : des structures adaptées et des sanctions proportionnées ;

- assurer la sécurité-logement avec notamment la construction à hauteur des besoins actuels de logements sociaux équitablement répartis sur tout le territoire et un plafonnement des loyers en contre-partie des avantages fiscaux pour l’investissement locatif, plan de construction de logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs ;

- pour la diversité et contre les discriminations : renforcement des moyens de la Halde, publication systématique des noms des entreprises et organismes sanctionnés, accès aux marchés publics subordonnés à la promotion de la diversité ;

- sécurisation des associations qui font un travail utile avec financements pluri-annuels et création d’emplois associatifs ; prise en compte de l'expérience associative dans la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) ;

- développement de la démocratie participative dans les quartiers, pour donner aux habitants un véritable pouvoir de discussion, de délibération et de décision.

Le réveil électoral des quartiers populaires a surpris : ils n’ont pas l’intention de s’endormir pendant 5 ans !

Nous ne sommes pas un problème mais une partie de la solution !

Construisons avec Cité d’Avenirs le porte-voix et le rapport de forces constructif dont nos quartiers ont besoin mais aussi le pays tout entier !

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Le plan banlieue "anti-glandouille" de la sous ministre femme "de gauche" et "de la diversité" a donné lieu à un nouveau cafouillage gouvernemental (lire: http://expression-citoyenne-thiais.over-blog.net/article-15937613.html)

Bref un désacord total et au final pas beaucoup de nouveautés ni d'espoir pour nos banlieue banlieue-image.jpg s (http://expression-citoyenne-thiais.over-blog.net/article-15937777.html).


La gauche voit dans le plan une mascarade:
http://expression-citoyenne-thiais.over-blog.net/article-15938400.html

Certains conseillent à F Amara de démissionner:
http://expression-citoyenne-thiais.over-blog.net/article-15938523.html

"(...) Fadela-Rachida-Rama, c'est le triptyque de la diversité dont Sarkozy se « paonne ». Elles participent de sa gloire. Elles lui doivent beaucoup sinon tout. Mais lui ne peut pas aujourd'hui se passer d'elles. L'échec d'une des trois serait le sien. Et l'on ne peut évidemment imaginer que Sarkozy échoue en quoique ce soit, ni en qui que ce soit ! "
lu dans Marianne du Lundi 14 Janvier 2008 - 15:29
Nicolas Domenach

"(...) du coup, cette journée d’hier, je l’ai resituée dans la perspective du « retour en banlieue » de Sarkozy, comme le titre qui barrait toute la largeur de la Une du Parisien. Seulement, ce n’était pas un retour à Vaulx-en-Velin avec Fadela, mais un retour à Sartrouville avec Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’intérieur, et Rachida Dati, la ministre de la justice, pour visiter un commissariat. Etonnant, le même tir groupé entre Alliot-Marie et Boutin, comme une semaine auparavant. Alors là, on ne peut plus parler de couac ou de cacophonie, mais peut-être de plan ? Alors qu’attend donc Fadela Amara pour démissionner, sa prochaine paire de baffes ? Si ce n’est pas pour elle, qu’elle le fasse au moins pour les quartiers qu’elle dit vouloir défendre.(...)"
extrait de l'article "Ne pas parler de Fadela Amara, ou un peu de respect pour les "banlieues"..."
23 Janvier 2008 source
Jean-Paul Chapon

Mais Fadela est contente dans Paris Match cette semaine "la rebelle du gouvernement" , elle explique "J'ai des assistants pour aplanir tous mes problèmes quotidiens. Comme aller fair mes courses..." Tout cela vaut certainement un petit arrangement avec ses convictions...

Sarkozy présentera lui même le plan le 8 février 2008 après la pré-présentation de Fadela Amara le 22 janvier dernier...

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Ségolène Royal a proposé la mise en place d'ateliers de création d'entreprises dans tous les quartiers, avec l'aide de subventions des régions, samedi lors d'une réunion du Parlement des banlieues à Bondy.

Ségolène Royal lance son "pacte de Bondy". La candidate socialiste s'est engagée à Bondy à garantir le "droit d'accéder au premier emploi" pour les jeunes issus des quartiers populaires.
"Je veux que la République partout réalise ce droit d'accès au premier emploi, et j'en fais le serment devant vous".

"Sans frilosité"

Un an après les émeutes dans les banlieues, Ségolène Royal a estimé que le "métissage" était "une chance pour la France" et qu'il fallait qu'elle "se regarde telle qu'elle est sans frilosité". "Nous sommes l'un des pays les plus en retard par rapport à cette question-là", a-t-elle déploré. Le taux de chômage des jeunes en zone urbaine sensible (ZUS), souvent victimes de discriminations à l'embauche, atteignait 38% fin 2005, le double de la moyenne nationale.

"Vous êtes l'avenir de la France"

Très attachée à la sémantique, Ségolène Royal a souhaité que la France "arrête de parler de Français de souche, comme s'il y en avait d'autres de branchage et de feuillage", ou de "première, de deuxième ou de troisième génération, ce qu'elle ne fait jamais pour des jeunes issus des pays européens".
"Moi, je ne pose pas un regard de condescendance ou de misérabilisme sur les quartiers", a poursuivi la candidate socialiste."La France non seulement a besoin de vous mais c'est vous qui êtes l'avenir de la France", a-t-elle lancée, très applaudie par les habitants des quartiers venus de plusieurs régions de France.

"Une question de survie"

Elle a qualifié cette question "d'enjeu majeur" pour la République française. "Nous avons l'obligation de le faire. C'est une question de survie. C'est la condition-même de la relance de la machine économique", a-t-elle dit. Désireuse de montrer que sa campagne "est déjà dans la réalisation", la présidente de la région Poitou-Charentes s'est engagée à mettre en place "dès maintenant" dans tous les quartiers des "ateliers de la création" pour aider les jeunes diplômés à créer une entreprise. Les jeunes pourront être parrainés par des chefs d'entreprises ayant connu les mêmes difficultés. Ils recevront des subventions de 2.000 à 10.000 euros, débloquées immédiatement.

La candidate, qui a réuni jeudi l'ensemble des présidents de région socialistes (20 sur 22), a précisé que cette opération serait financée par les conseils régionaux.

Créer des emplois parentaux

Ségolène Royal s'est par ailleurs engagée à formuler des propositions pour les jeunes sans qualification. Elle a notamment envisagé la possibilité de "reprendre les emplois-jeunes" et la nécessité de "remettre à plat" les zones franches urbaines créées par la droite pour durcir les contreparties demandées aux entreprises en matière d'emploi.
La candidate a enfin repris à son compte la proposition faite par le Parlement des banlieues de créer des emplois parentaux inspirés des emplois-jeunes "pour que chaque adulte ait le sentiment de son utilité et puisse transmettre à ses enfants le sens de l'effort et de la dignité au travail".
Ségolène Royal a promis au Parlement des banlieues de travailler avec lui sur tous ces sujets et s'est engagée à revenir devant lui fin janvier, à l'issue de sa période d'écoute destinée à préparer son projet présidentiel.

Réponse à Sarkozy

La candidate a vu dans cette démarche une illustration de sa "campagne participative". Au passage, elle a répondu à Nicolas Sarkozy, qui moquait jeudi soir sur TF1 sa "démocratie participative" synonyme selon lui de "panne d'idées", en réaffirmant son credo que les citoyens sont "les meilleurs experts de ce qui les concernent".
Un discours bien différent de celui qu'elle avait tenu en mai dernier à Bondy, lorsqu'elle avait prôné un "encadrement militaire" pour les jeunes délinquants ? "Il le complète: l'accès à l'emploi, c'est aussi l'ordre juste", a répondu Ségolène Royal.

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